Nos valeurs

La culture, ferment de liberté

La puissance créatrice de l’être humain est un point d’ancrage fondamental du libéralisme, condition de base minimale de toutes richesses. Sans liberté d’invention et d’expression, le libéralisme perd tout son sens. Toute œuvre d’art est dès lors un symbole de liberté.

Le principe libéral d’universalité, opposé à toute forme d’intégrisme, respecte la pluralité culturelle.

Il faut oser la culture des nouveaux supports d’expression, oser la culture de l’ère post-industrielle ; une ère fondée de plus en plus sur le savoir, l’intelligence et la formation qui seuls permettent d’innover et de créer. Il faut de l’ambition pour susciter, encourager et satisfaire nos curiosités.

C’est une des tâches premières de l’Etat de garantir à tous l’accès au savoir et à l’épanouissement culturel. Les missions de service public assurées par les institutions culturelles sont capitales pour la promotion de nos artistes et créateurs : bibliothèques, musées, théâtres, maisons de la culture, musiques, cinémas…

 Le débat politique est le cœur de la démocratie

Le seul système politique qui garantisse les droits et libertés des citoyens est la démocratie fondée sur des institutions parlementaires élues au suffrage universel.

Entre une population dûment informée et les institutions, la relation doit être constante et la plus directe possible.

C’est pourquoi, le Mouvement Réformateur inscrit le débat contradictoire au centre de la citoyenneté, dans la tolérance, mais aussi dans la différence. La consultation des citoyens sur les grands choix de société, l’élection directe du bourgmestre, l’instauration d’un scrutin majoritaire à deux tours, l’alternance linguistique du Premier Ministre, l’avenir de l’Union européenne,  les référendums d’initiative populaire sont autant de revendications du Mouvement Réformateur.

L’économie au service de l’homme

La croissance économique n’est pas un but. Il s’agit d’un moyen au service de l’homme : produire de la richesse doit offrir davantage de liberté, favoriser le progrès collectif et permettre à chacun de s’épanouir.

La liberté d’entreprendre est au cœur du combat libéral. Non seulement la puissance publique doit se garder de faire ce que l’individu fait mieux qu’elle, mais elle doit concentrer son action à épauler, soutenir et faciliter l’initiative privée.

Au système passif d’un Etat envahissant fondé sur l’indemnisation, méprisant les capacités et niant les aspirations légitimes propres à chaque citoyen, il faut substituer une dynamique d’insertion sur le marché du travail qui doit considérer les individus comme des citoyens actifs et pas comme des personnes incapables de s’assumer condamnées à rester assistées.

Pour cela, il faut cesser de vouloir prolonger le passé, mais inventer ce que seront les postes de travail de demain. Ceux-ci, davantage liés à un tissu dense de PME et faisant appel au temps choisi et à la pluriactivité, entraîneront un fort développement des professions indépendantes : artisans, indépendants de plus en plus organisés en réseau, professions libérales, consultants, télétravailleurs…

Pour favoriser la reconversion économique de notre pays et continuer à garantir sa compétitivité, l’Etat doit faire de la recherche scientifique, fondamentale et appliquée, un investissement prioritaire. L’Etat doit créer l’environnement qui incite à la prise d’initiatives, qui encourage la créativité et qui récompense l’effort.

Environnement: c’est la planète que nous laissons en héritage

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le développement ne peut plus être conduit en fonction des seuls besoins du présent.

Dès lors, la seule politique de gestion et de préservation de l’environnement est celle du développement durable et de la solidarité entre générations.

La politique de l’environnement doit s’inscrire dans les décisions sociales et économiques, assurer la participation de tous et étendre les principes de solidarité et de précaution à la dimension de la planète toute entière. Nous voulons que chacun puisse devenir acteur du développement durable.

Faciliter certains choix et non imposer des comportements. Une telle politique contient une dynamique solide et une force de mobilisation très large : elle assurera la satisfaction des besoins fondamentaux, l’amélioration du niveau de vie de tous, et une meilleure gestion des écosystèmes pour un avenir plus sûr et plus prospère. Tout en entretenant le cadre de vie et en assurant la sécurité alimentaire, l’agriculture doit continuer d’axer sa production sur la qualité des produits.

 Une école de l’excellence pour tous

Le combat pour le mérite et l’excellence hisse l’individu à son plus haut niveau de performance personnelle et ce faisant, il assure à la société son développement et sa prospérité.

A l’inverse d’un individualisme élitiste, la solidarité se fonde sur ce que chacun apporte de lui-même au bien commun.

Le parcours scolaire dans son ensemble doit viser une pédagogie de l’épanouissement donnant à chaque enfant le maximum de moyens pour développer ses aptitudes personnelles. Par exemple, d’une phase d’éveil pour les plus jeunes, à la consolidation des acquis, et la formation critique pour les adolescents. Les principes de la citoyenneté doivent être enseignés, de même que la curiosité en matière culturelle doit être encouragée à tout âge.

L’enseignement secondaire doit se hisser au niveau des exigences qu’imposent les études supérieures. Les Universités et les Hautes Ecoles doivent renforcer, par la recherche fondamentale et appliquée, notre capacité d’innovation. Revaloriser la formation technique et professionnelle, notamment par le partenariat école-entreprise est une condition du progrès, qui permet de lutter efficacement contre l’exclusion sociale. La neutralité de l’enseignement inscrite dans la Constitution doit être défendue à tous les niveaux. La formation extrascolaire et l’accès à la culture doivent être une priorité. Enfin, l’apprentissage des langues est un facteur incomparable d’ouverture sur les autres et d’insertion professionnelle. La richesse linguistique -naturelle- de notre pays doit être davantage exploitée et mise à profit.

La liberté commence par le droit à la dignité

Le projet libéral concrétise le droit à une vie conforme à la dignité humaine au sens défini par la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.

Cela signifie en clair : le droit au travail, à une rémunération équitable, à la sécurité sociale, à un logement décent, à un environnement sain et à l’épanouissement culturel et social.

Le libéralisme garantit l’égalité des chances et favorise la réalisation des qualités propres à chacun, quelle que soit son origine sociale et quelle que soit son appartenance philosophique ou religieuse.

Pour une éthique de la liberté

Le Mouvement Réformateur est pluraliste. Il rassemble, dans l’absolu respect de leur liberté de conscience, croyants et non-croyants.

Les parlementaires libéraux votent en toute liberté sur les questions d’ordre éthique.

Nous avons foi dans le progrès et pensons que la liberté scientifique, forme particulière de la liberté humaine, est la condition de ce progrès. L’Etat ne peut s’immiscer dans les choix privés. Mais le libre-arbitre ne peut ni enfreindre la loi ni porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique d’autrui. Ce principe fondamental s’applique particulièrement à la protection des plus faibles.

Un nouveau contrat fiscal

C’est sur l’adhésion à l’impôt que repose le fonctionnement du système démocratique. Une acceptation qui nécessite justice, confiance et respect envers les efforts consentis par les citoyens au bénéfice de l’Etat.

L’impôt doit être équitable ; chaque citoyen doit contribuer en proportion de l’ensemble de ses ressources.

La spéculation articulée sur des mouvements financiers internationaux échappant jusqu’ici aux normes fiscales des Etats doit être taxée. Quant à la fraude fiscale organisée, elle contrevient aux principes démocratiques et doit être sanctionnée. Il convient, enfin, d’optimiser la régulation bancaire et de l’organiser aussi sur un plan européen.

Pour la cohésion même de notre société, les citoyens doivent bénéficier au maximum des fruits de leur travail et de leur épargne. La restauration de la confiance, la motivation et le dynamisme retrouvés passent par un rééquilibrage de l’impôt. La poursuite de la réforme fiscale devra favoriser l’effort, l’initiative, le travail, les investissements, les secteurs créateurs d’emplois, ainsi que la Recherche/Développement. Il faut donner une prime à ceux qui travaillent et souhaitent travailler, entreprendre.

Francophones : l’union fait la force

La Communauté française est garante de l’unité francophone, avec des Régions wallonne et bruxelloise fortes, constituant ensemble un espace francophone culturel et économique.

Elle est le pouvoir politique qui organise la solidarité, la cogestion des intérêts communs de la Wallonie et de Bruxelles.

Parler une même langue, c’est partager un destin commun. Celui des francophones est de parler la langue des droits de l’homme, de l’optimisme et de la liberté.

Les Réformateurs entendent redéfinir et surtout rationaliser les compétences des différents niveaux de pouvoir à l’intérieur de cet espace francophone. La réalité francophone n’est pas limitée par des frontières territoriales mais est fondée sur la solidarité des francophones de Wallonie, de Bruxelles, de la périphérie bruxelloise et des Fourons.

Cette solidarité se concrétise à travers les matières communes aux Régions:
économie, emploi, mobilité, aménagement du territoire, environnement, relations internationales… Elle s’affirme par une langue, une culture, un enseignement et un projet social communs à tous les francophones.

L’Europe unie, démocratique et forte

Partagée sur un vaste territoire, la solidarité des peuples européens est une garantie de paix et de sécurité. Nous voulons une Europe unie, démocratique et forte ; une Europe qui sait tirer avantage de sa diversité culturelle.

L’union économique et monétaire est un vecteur de croissance économique, laquelle doit se traduire par la création d’emplois.

Pour concilier l’élargissement aux pays d’Europe centrale et orientale, avec l’approfondissement de l’Union européenne, nous plaidons pour une avant garde volontariste regroupant les pays qui participeront à l’Union économique et monétaire. Une politique de défense commune doit soutenir un concept stratégique global européen en renforçant l’OTAN.

Bruxelles est la capitale de l’Europe et le siège des institutions de l’Union. Il faut qu’elle représente aux yeux des Européens, une Europe concrète, constructive, créative.

Pour rendre les institutions européennes plus intelligibles et plus convaincantes pour le citoyen, la Constitution européenne doit être adoptée. En outre, les institutions doivent être solidifiées pour mieux maîtriser l’élargissement.

La Belgique internationale et active

Les valeurs que sont la démocratie, la liberté, les droits de l’homme et l’Etat de droit doivent être promues par une politique internationale de relations économiques, commerciales, culturelles et politiques ainsi que par l’aide au développement.

L’aide aux pays les moins avancés ne peut exprimer une philosophie néo-colonialiste. Elle doit s’exercer au travers d’un partenariat actif respectueux des populations.

A l’égard des pays occidentaux, la règle de toute politique extérieure est la fidélité à nos alliances : l’Union européenne, le Benelux, l’Union de
l ‘Europe occidentale, l’OTAN, l’OSCE, etc…

Les décisions prises à ces niveaux de diplomatie multilatérale engagent la Belgique. Au-delà, nos relations bilatérales doivent être ciblées et renforcées quand elles confèrent une influence significative à notre pays. A cette fin, la Belgique doit miser en priorité sur ses points forts, comme par exemple la politique en Afrique centrale.

Pas de liberté sans sécurité et accès à la justice pour tous

Rendre la Justice, garantir la sécurité des personnes et des biens sont les missions premières de l’Etat.

L’indépendance de la magistrature protège le citoyen de l’arbitraire du pouvoir tandis que l’excellence et le pluralisme, dans l’accès à ces fonctions, sont garants de cette indépendance.

La séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire est une garantie fondamentale de la démocratie ; l’équilibre de l’Etat est fondé sur l’articulation harmonieuse de ces trois pouvoirs distincts.

Afin que les droits des personnes soient réellement assurés, l’accès à la Justice ne doit être enrayé ni par le coût, ni par la lenteur, ni par la complexité du système. Les relations entre les citoyens et la Justice doivent se vivre dans de hautes conditions d’humanité, qui se traduisent principalement par des garanties équilibrées au bénéfice de toutes les parties.

Ainsi, le droit des victimes doit être mieux garanti. Garantir l’ordre public, protéger les plus faibles, arbitrer les litiges, lutter contre des formes de criminalité de plus en plus complexes exige des moyens humains et matériels appropriés.

Notre action politique repose sur un principe inaliénable : la liberté

La liberté de pensée et d’expression est le moteur du progrès, de la connaissance, de la science et de la civilisation.

Le droit à la différence, à l’intelligence critique ainsi qu’au débat politique contradictoire est une condition essentielle de la liberté. Le libéralisme garantit la pluralité des opinions religieuses, politiques et philosophiques.

Le libéralisme est la doctrine politique qui concilie liberté et organisation sociale ; il rassemble sur les valeurs humanistes. Celui qui n’ose prendre le risque de réaliser ses rêves ne commettra pas d’erreur. Mais celui qui n’ose tenter de vivre ses rêves ne vit pas, il survit.

Le libéralisme, c’est la liberté d’entreprendre, de se tromper. C’est aussi la liberté de s’épanouir, au sein d’une société où les individus sont autonomes et les talents complémentaires.

Cela implique le libre choix du mode de vie familial, de l’école, du médecin, des associations, des médias, des loisirs, du mode de transport…
Cela implique également qu’un Etat indépendant et démocratique se protège et protège ses citoyens des menaces et comportements qui portent atteinte aux libertés.

Trop d’Etat nuit à la liberté de l’individu

Le libéralisme n’est pas contre l’Etat, il est contre « l’Etat envahissant » qui au mieux fait des citoyens des assistés et au pire entrave les libertés nécessaires à la prise de responsabilité personnelle et à la création des moyens de la prospérité pour tous.

Le libéralisme est pour un « Juste Etat » qui assume pleinement, avec justice et équité, ses missions démocratiques et politiques au mieux des intérêts de tous les citoyens et dans le respect des libertés individuelles.

L’Etat est le garant de l’intérêt général. Il doit assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays; il doit maintenir l’ordre public, à la fois par une politique de prévention mais également par des mesures répressives adéquates; il doit promouvoir un environnement économique favorable à l’emploi et à la croissance; il doit renforcer les liens de solidarité interpersonnelle; il doit défendre l’accès au savoir, à la culture, à la citoyenneté et il doit préserver l’environnement naturel ; il doit assurer l’égalité des chances et la justice sociale.

La liberté ne vaut que solidaire et responsable

Le libéralisme est par essence social. Opposé à tout clientélisme, le libéralisme ambitionne de lutter contre la pauvreté, les handicaps, le délaissement, l’exclusion, la détresse afin de garantir à chacun la capacité de mener une vie digne, libre et responsable.

La redistribution doit être équitable. Plutôt la solidarité que la dépendance.

Les menaces qui pèsent sur le financement de la sécurité sociale appellent un nouveau contrat social fondé sur la responsabilisation effective des opérateurs intermédiaires, sur la responsabilisation personnelle des bénéficiaires et sur la solidarité contributive des différents types de revenus.

L’exercice libéral de la médecine suppose le libre choix du médecin par le patient, la liberté thérapeutique et diagnostique, la responsabilité éthique et déontologique, ainsi que la protection de la vie privée. Il ne peut être question d’une médecine à deux vitesses ne réservant aux plus démunis qu’une couverture en soins minimum : la solidarité doit être totale lorsque la vie bascule.

De même, plutôt que de multiplier les logements sociaux, nous voulons permettre aux locataires de ce type de logement de devenir plus facilement propriétaires de leur bien.

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