Le Mouvement Réformateur accueil Rodolphe Pedro à Bruxelles pour une réflexion sur le décrochage scolaire !

Jeudi 26 mai :

Visite de l’Antenne de prévention “La Bougie” et de l’asbl FEFA (Football-Etudes-Familles-Anderlecht) dans le quartier de Cureghem en présence du président du MR Charles Michel, du Bourgmestre d’anderlecht Gaëtan Van Goidsenhoven, de Marion Lemesre et d’Alain Courtois.

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Afterwork thématique: “De l’exclusion scolaire à la réussite professionnelle: la voie de la volonté”

A l’initiative du MR de la Ville de Bruxelles, le Mouvement Réformateur a organisé un «afterwork» ce jeudi 26 mai, consacré au parcours de Rodolphe Pedro, jeune issu des banlieues, qui a brillamment réussi dans les affaires malgré le fait d’avoir été exclu du système scolaire à 16 ans.

À 39 ans, ce banlieusard, sans diplôme, est devenu le président de la première compagnie financière indépendante de France et gère plus d’un milliard d’euros pour le compte de ses clients. Une prise en main de son destin qui illustre le projet libéral porté par le MR.

«Il faut arrêter de voir uniquement les jeunes générations par le prisme  des problèmes: usages de drogues, accidents de la route, délinquance etc. Ils sont avant tout porteurs d’espoir et porteurs d’avenir, de notre avenir. Il n’y a pas de fatalité car le meilleur est en nous» a déclaré Charles Michel, Président du MR.

Rodolphe Pedro est l’incarnation de cette philosophie, de ce projet. Vendeur de jeans et de blousons dans les cours de récréation d’une école dont il sera exclu sans avoir l’occasion de passer le bac, il apprendra très vite à entreprendre. Une question de survie dans la cité française dans laquelle il vivait. En 1997, il fonda la première société indépendante de conseil en patrimoine en France. Aujourd’hui, son entreprise représente un milliard d’euros sous gestion et 105 collaborateurs. Parmi eux, 80% sont d’origine immigrée et 90% n’ont pas de diplôme.

Ce nouveau millionnaire ne s’arrête pas à sa réussite personnelle, il tend la main à ceux qui, comme lui, ont décroché du système scolaire. Rodolphe Pedro a créé à Lyon et à Paris l’UNIFI (L’Université de la Finance), qui forme les personnes faiblement qualifiées issues des quartiers défavorisés.

Un tel parcours démontre bien qu’il n’y a pas de fatalisme dans l’échec qu’il soit scolaire ou professionnel. Son itinéraire et sa réussite doivent devenir demain moins exceptionnels. C’est tout l’enjeu de la méritocratie.

C’est tout l’enjeu du développement d’une société libérale et émancipatrice permettant à chacun de réussir à force de volonté et détermination. Rodolphe Pedro, par son parcours qui force le destin, par son sens de la responsabilité sociale, représente l’idéal libéral porté par le MR.

Ouvrant la soirée, la Députée bruxelloise Marion Lemesre a rappelé la situation bruxelloise pour le moins paradoxale: «Poumon économique du pays, centre névralgique des institutions internationales et européennes, Bruxelles culmine avec un chômage structurel de 21% qui monte à 30 voire 40% chez les jeunes issus de l’immigration et selon les quartiers.  Les raisons de ces chiffres sont connues: décrochage scolaire, manque de qualifications, démission parentale, discrimination à l’embauche, sans oublier l’éclatement des offres de formations».

Pour la députée bruxelloise, «il est temps de mettre fin au cercle vicieux du fatalisme, il faut encourager la volonté d’entreprendre et refuser le système de l’assistanat. Rodolphe Pedro incarne cette rupture, ce refus du fatalisme. Malgré un parcours scolaire chaotique, il a eu l’énergie du dépassement».

Pour Rodolphe Pedro, la société actuelle est remplie de plafonds de verre, ce sont même des rideaux de fer! La jeunesse actuelle est dans une grande détresse intellectuelle: «En France, près de 160.000 jeunes sont en décrochage scolaire par an… 75% d’entre eux finiront au chômage durable. A-t-on envie de devenir un « carriériste » du chômage en lieu et place de se valoriser par le travail ? Quand on se lève le matin pour aller travailler, on est libéral!  J’ai lancé l’Unifi, une université gratuite qui donne des formations en finance aux jeunes qui n’ont pas de diplôme. D’autres initiatives peuvent être faites. Il faut valoriser l’être mais pas uniquement vers des métiers techniques ou manuels. Il faut aussi éviter les éléments « poudre aux yeux » comme le CV anonyme. Si on est raciste, on le restera et on n’engagera pas de personnes étrangères quelque soit les compétences et leur expérience. C’est un fait.  Je ne crois pas au facteur chance mais je sais qu’il faut avoir utilisé toutes les possibilités avant de verser dans le fatalisme. L’ascenseur social est actuellement en panne, c’est au monde politique de le faire fonctionner à nouveau. Pour le reste, j’aimerais rappeler l’importance de l’éducation. Sans l’éducation, on ne peut pas s’en sortir. Je ne parle pas d’apprentissage des savoirs, ça c’est le rôle de l’école mais d’éducation qui est le rôle des parents. Je déplore que trop souvent, les parents aient démissionné et renoncé à jouer leur rôle le plus important dans la vie de leurs enfants, celui de les éduquer» précise-t-il.

Pour le Sénateur Alain Courtois, il y a effectivement une alternative au fatalisme: «Il faut permettre aux jeunes d’exprimer leur talent.

Le message de Rodolphe Pedro nous correspond. Chaque personne est sa propre vedette, son propre talent. 40% de jeunes au chômage à Bruxelles, ce n’est pas acceptable. Il faut repenser l’enseignement et l’éducation. Il faut également repenser les valeurs de l’enseignement.  Nous avons une responsabilité collective de penser notre jeunesse. Nous n’avons pas la vérité mais nous allons la chercher. Il va falloir être créatif et proposer des solutions alternatives pour redonner de l’emploi».

Et Charles Michel de conclure que «le libéralisme est avant tout une philosophie de vie avant d’être un projet politique…Le message de Rodolphe Pedro repose sur la vérité d’un homme. Et c’est toujours la volonté, la créativité, l’innovation des hommes et des femmes qui sont à la base de tout dans notre société».

Vendredi 27 mai :

Lunch-débat au Cercle de Lorraine sur le décrochage scolaire en compagnie de Françoise Bertiaux, Françoise Schepmans, Marion Lemesre, Alain Courtois, Youssef Archich, Céline Vivier …

Rencontre/débat avec les élèves de l’Athénée Royal Bruxelles 2 et visite d’une maison des jeunes à Laeken.

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