Nos concitoyens connaissent bon nombre de problèmes de logement avec des coûts qui ne cessent d’augmenter, devenant, de ce fait, un facteur évident de paupérisation mais aussi d’exode urbain des classes moyennes.
Face à cette situation, Marion LEMESRE a demandé au Gouvernement bruxellois de développer des solutions alternatives de logement, à l’instar de ce qui est communément appelé « l’habitat groupé ».
L’habitat groupé et solidaire, ce sont plusieurs personnes ou ménages, n’ayant pas nécessairement de liens familiaux entre eux qui décident de partager un immeuble, une maison, un appartement acheté ou loué. Avec le plus souvent des espaces collectifs et privés. Le but est de partager un projet de vie en commun mais aussi de réduire le coût du logement. Les expériences sont nombreuses et le phénomène prend de l’ampleur. L’habitat groupé est actuellement en plein essor, on le constate essentiellement chez les jeunes, mais aussi de plus en plus souvent chez nos aînés.
La Députée bruxelloise Marion LEMESRE interrogeait le Ministre DOULKERIDIS sur le concept Abbeyfield, une forme d’habitat groupé et un mouvement de volontaires qui aide des aînés le plus souvent isolés mais autonomes à partager un cadre de vie épanouissant. Elle a tenu à donner l’exemple concret formulé par des habitants de Neder-Over-Hembeek qui rejettent les projets disproportionnés de logements sociaux au profit de ce concept d’habitats groupés.
« Conférence interministérielle, groupes de travail, études,… ce catalogue de bonnes intentions mis à part, le Ministre n’a pu présenter de réalisations concrètes à ce sujet alors que le soutien de l’habitat groupé figure dans la déclaration de politique générale de la majorité, » déplore Marion LEMESRE.
Outre cette absence de résultat, la députée s’inquiète du sort réservé à la classe moyenne bruxelloise. « L’Olivier ne doit pas uniquement se concentrer sur le logement social mais doit également promouvoir le logement moyen, afin d’éviter une dualisation des quartiers et la poursuite de l’exode des classes moyennes. »
« La solitude des séniors et le besoin de logements encadrés pour les personnes de grande dépendance ne connaissent pas la barrière des classes sociales ! », conclut Marion LEMESRE.
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